Il n’y a pas une semaine sans que je reçoive une infolettre que je n’ai jamais sollicitée. Envoyer un bulletin d’information aux personnes avec lesquelles vous avez échangé des courriels est peut-être permis par la loi. Mais ce n’est ni une pratique que j’estime ni une pratique que je recommande à mes clients. C’est simplement du spam.
Chris Brogan est du même avis et il partageait récemment le message qu’il envoie aux personnes l’ajoutant sur une liste sans son consentement :
Il est trop contraignant pour moi d’écrire à date fixe à l’ensemble des personnes abonnées. Je privilégie maintenant l’animation régulière du blogue et de mes listes de diffusion ciblées. Sur le marketing par moteur de recherche et sur le positionnement payant.
Une association cherchant à animer une communauté sur la relation client m’envoyait un email non sollicité vendredi dernier. La réception hier de l’infolettre d’un éditeur de CRM associé au projet me conduit à me demander si une partie des éditeurs de logiciels CRM français a oublié le mot « Relation » dans l’expression « CRM ». Sinon comment un éditeur – qui se targue d’envoyer 3 millions d’emails par mois pour un de ses clients – peut-il m’adresser sa newsletter alors que nous n’avons eu aucune relation depuis une demande d’information en 2007.
Marketing interfactif : « eRoi News » par l’agence eRoi
J’aime retrouver chaque mois le bulletin de l’agence mettant en avant 6 articles publiés sur un de leurs nombreux blogues dans le mois écoulé. Chaque article est introduit en fonction du thème du mois. Le titre était ainsi « Going Mobile » en septembre.
Un contact développe une activité d’indépendant comme consultant. Il souhaite envoyer un bulletin électronique à son réseau d’affaires et il me communiquait récemment le besoin suivant :
J’aimerais fidéliser des contacts mais ce que je pense faire est simplement envoyer un mail personnalisé à chaque personne que j’ai rencontré et lui demander si je peux l’ajouter à une future newsletter.
Je déconseille de solliciter des contacts pour les abonner à ton bulletin. C’est comme quand quelqu’un que tu ne connais pas te présente sa carte de visite. Tu ne la refuses pas mais c’est à la limite entre le Pull et le Push. Je recommande davantage de mettre en place un formulaire d’inscription sur ton site et d’en faire la promotion dans la signature de tes courriels ainsi que dans la sidebar de ton blogue.
18 bulletins électroniques sont rentrés dans ma boite de réception par le dossier Newsletters le mois dernier. Ce sont les seules infolettres que j’ai lues le mois dernier. Et, bien, sachez que l’on ne m’a pas forcé à m’abonner à une seule d’entre elles. Je me suis à chaque fois abonné – de mon plein gré – en ligne.
Les gens prennent le temps et ont de l’attention pour les informations qui les intéressent. Alors, si vous voulez partir un bulletin électronique, ne forcez pas la main du monde car tout le monde ne sait pas dire non. Gagnez plutôt leur permission.
Je suis rentré de vacances lundi dernier avec une centaine de messages dans ma boite de réception. Je suis passé à travers le lendemain. Cet exercice a encore diminué le peu de patience que j’ai avec les emails non sollicités. Vous comprendrez donc que j’ai peu apprécié de recevoir jeudi dernier par courriel le communiqué de presse diffusé la veille par Nstein.
Le message incriminé provenait d’une analyste marketing de l’entreprise. En réponse à mon message lui signifiant ma surprise, elle m’a confirmé que je n’avais effectivement rien fait pour me retrouver sur leur liste. J’y ai été ajouté après la publication de mon article 20 compagnies basées au Québec dans le PROFIT 100 au mois de juin dernier.
Une telle démarche d’une entreprise en technologie innovante me surprend. La personne qui m’a placé sur cette liste n’a pas pris une minute pour découvrir les thématiques couvertes par mon blogue ou pour savoir si j’étais intéressé à recevoir leurs communications électroniques. Alors qu’attendait-elle en me plaçant sur la liste. Un article reprenant la nouvelle du communiqué ?
Les courriels promotionnels de l’Association des Professionnels de la Communication et du Marketing me fatiguent. D’une part, ils sont mal conçus. D’autre part, je les ai pas sollicités et je ne peux pas m’en désinscrire. Le message reçu ce jour est une invitation à la Classique Estivale de L’APCM qui a lieu le 15 juin. Son contenu n’est pas mauvais mais c’est la forme qui me surprend. Le message ne contient aucun texte mais juste une image de 1277 par 1652 pixels qui pèse 775.7 KB. Imaginez les destinataires qui visualiseront ce message sur un écran de 1024 par 768 pixels ou sur un appareil mobile, sans parler de ceux qui le visualiseront dans un client de messagerie qui bloque les images par défaut.
La GSMA complique la vie des destinataires de ses communications électroniques qui souhaitent s’en désabonner. 3 clics, le courriel avec lequel vous étiez abonné(e) et 4 informations personnelles sont nécessaires pour ne plus recevoir les courriels de l’association.
Lien de désabonnement vers une page vous demandant votre courriel
Le courriel original de l’association n’offre pas de lien de désabonnement mais un seul lien offrant le désabonnement et la gestion des préférences. Ce lien amène l’internaute sur une page où il devra préciser le courriel avec lequel il était abonné aux communications. Le système lui indique ensuite qu’il recevra un autre courriel. Il lui faudra encore cliquer un lien dans ce courriel pour accéder à la gestion des préférences.
Nom, prénom, entreprise et fonction pour compléter le désabonnement
L’internaute qui se rend jusqu’ici n’est pas encore rendu. Le système offre la possibilité de se désabonner de toutes les listes de diffusion mais il exige des visiteurs qui changent leurs préférences de donner des informations personnelles pour alimenter la base de données : nom, prénom, compagnie et fonction.
Est-ce que vous reconnaissez ici des pratiques de votre entreprise ? Si oui, simplifiez votre processus de désabonnement. Un unique lien de désabonnement en haut de vos messages peut vous donner une seconde chance de faire une bonne impression si il amène sur une page qui ne prend pas l’internaute qui ne veut plus recevoir vos communications pour un con.
Accusez par exemple réception du bon désabonnement. Et offrez des alternatives qui pourraient convaincre certains internautes de se réabonner sur une liste de diffusion différente, à une fréquence de diffusion différente ou dans un format différent. Vous pouvez encore simplement demander pourquoi ils ont souhaité se désabonner. Vous obtiendrez ainsi des informations clefs pour améliorer votre programme de marketing relationnel par courriel … et pour ainsi éviter que d’autres internautes cherchent à se désabonner. CQFD. Non ?
Caterina Fake, co-fondatrice du site de partage de photos Flickr, vient de lancer Hunch, un site de recommandation qui vous aide lors d’un achat à prendre une bonne décision en fonction de vos besoins. Le site vous recommandera par exemple une Toyoto Yaris ou un Dodge Ram 1500 selon les 10 réponses que vous lui aurez données après avoir dit que vous cherchez une auto.
C’est vendredi. Marketing par courriel pour ceux qui ont raté mon Tweet d’hier matin. On prend 6 minutes pour découvrir la vidéo décalée de Mark BrownlowIf B2B marketing emails could talk.
J’ai repris ci-dessous les meilleurs moments du vidéo. Chacun nous rappelle une valeur bien importante et nous renvoie à des questions simples à se poser avant de lancer une campagne.