Jérôme Paradis cherchait mardi des exemples d’entreprises – vendant leurs produits à travers un réseau de distributeurs – qui ont rencontré du succès avec les médias sociaux. Plus passionné par le marketing interactif au service de firmes commerçant avec d’autres entreprises plutôt qu’au détail, j’ai répondu à Jérôme que le lancement par Cisco de la ligne de routeurs ASR 1000 au printemps 2008 était pour moi un bel exemple d’une stratégie digitale intégrée. Présentation par LaSandra Brill en charge du marketing Web et des réseaux sociaux chez Cisco.
Le visiteur peu familier avec le marketing à l’heure du Web 2.0 s’arrêtera sur la 3ème diapositive afin d’éviter des erreurs lors d’un lancement en gardant en tête les 6 principes suivants :
- Créer une relation, pas un événement;
- Construire des communautés, pas des sites Web;
- Intégration, plutôt qu’interruption;
- Communication dans les 2 sens, plutôt que communication à sens unique;
- Organic, not synthetic (que je traduis par une (re)diffusion non contrôlée du message);
- Être partout, pas juste sur votre domaine.
Le visiteur pressé retiendra la variété du dispositif mis en place. Frédéric Cavazza le décrivait en janvier dernier sur MédiasSociaux.com. Nous retrouvons ainsi dans le dispositif de lancement :
- Un micro site à destination du coeur de cible;
- Des vidéos sur YouTube;
- Une île et des évènements dans Second Life;
- Un groupe sur FaceBook;
- Un jeu en ligne [...] pour les cibles périphériques;
- Un widget pour centraliser les vidéos et documents produits par Cisco;
- Plusieurs billets sur le blog de Cisco;
- Un social media release pour faire plaisir aux bloggueurs;
- Un forum spécialisé [...] pour établir un dialogue entre clients et ingénieurs de chez Cisco.





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Ça va pour une grande société comme Cisco et pour un produits T.I. où la clientèle sont des geeks branchés.
Qu’en est-il des PME avec des budgets limités en pleine récession et dont les acheteurs ne connaissent même pas le Web 1.0?
Ne pouvant couvrir aussi large, elles doivent cibler le bon environnement pour investir intelligemment. La question qui tue: quel(s) environnement(s) prioriser?
Allo Luc. Merci pour ton message. Selon moi, 80% des acheteurs, industriels y compris, utilisent le Web à un moment ou à un autre dans un processus d’achat. Dans quels secteurs travaillent ces acheteurs qui ne connaissent même pas le Web 1.0 ?
Tu parles de budgets limités. Le Web ouvre des possibilités à toutes les entreprises. Les outils sont peu dispendieux. Et un conseiller Internet peut accompagner une PME en un nombre limité de journées dans cette découverte. La récession représente davantage une occasion pour embrasser de nouvelles façons d’engager le dialogue avec son écosystème. Non ?
Enfin, je recommande à 80% (pour ne pas dire 100%) des PME de démarrer avec un blogue. Cet exercice de transparence/partage représente déjà un défi. Il sera toujours temps pour une entreprise de décliner sa présence en ligne dans d’autres environnements.
Ces acheteurs travaillent pour des sociétés qui produisent des “atomes” à livrer physiquement devant franchir des frontières et non des “bytes” voyageant librement dans l’Internet.
Si les outils sont peu dispendieux, leur maîtrise comporte un coût. Au-delà des outils, c’est d’abord la capacité des dirigeant à les intégrer dans leur plan de match d’affaires qui fait défaut. À ce chapitre, la majorité des dirigeants ont malheureusement démissionné depuis un bon moment.
Même si je suis d’accord avec ta recommandation, les dirigeants doivent d’abord comprendre le pourquoi stratégique du Web pour le développement de leurs affaires avant le comment.
Merci pour ton retour Luc. Je suis curieux de connaître ces acheteurs travaillent pour des sociétés qui produisent des “atomes” à livrer physiquement. J’ai eu pour voisin de bureau, Place Jacques Cartier, le représentant d’une compagnie qui fait des valves/vannes industrielles. Je peux t’assurer que ses distributeurs autant que ses prospects/clients utilisent le Web. Il y aurait bien des (bons) conseils à leur donner mais ils sont présents en ligne.
OK à 100 % sur l’existence d’un coût/investissement – humain et/ou financier – pour maîtriser ces outils 2.0 peu dispendieux. J’aime beaucoup ta conclusion aussi. Même si je suis d’accord avec ta recommandation, les dirigeants doivent d’abord comprendre le pourquoi stratégique du Web pour le développement de leurs affaires avant le comment.
On continue la discussion ce mardi à Yulbiz (en plus de la remise de Tribes) ?
Bonjour Adrien.
Toujours intéressant d’échanger avec toi!
Il y a toute une nuance entre connaître l’existence d’Internet, l’utiliser comme une source d’information et en maîtriser la dynamique pour optimiser les profits. La majorité des chefs d’entreprises manufacturières n’en sont qu’aux deux premiers stades.
Effectivement, ils sont presque tous présents dans l’Internet aujourd’hui, mais combien en tirent vraiment profit? Combien de sites Web voguent comme une bouteille à la mer sans stratégie? Trop d’entreprises auraient davantage intérêt à améliorer l’efficacité de leurs processus internes avant de maximiser l’efficacité de leur campagne de Adwords. Combien d’entreprises généreraient davantage de profits en améliorant leur stratégie d’approvisionnement Web plutôt que leur stratégie de vente Web? En quoi leur stratégie Web vient-elle améliorer la satisfaction de leurs meilleurs clients?
Cordialement et à demain!