Je suis rentré de vacances lundi dernier avec une centaine de messages dans ma boite de réception. Je suis passé à travers le lendemain. Cet exercice a encore diminué le peu de patience que j’ai avec les emails non sollicités. Vous comprendrez donc que j’ai peu apprécié de recevoir jeudi dernier par courriel le communiqué de presse diffusé la veille par Nstein.
Le message incriminé provenait d’une analyste marketing de l’entreprise. En réponse à mon message lui signifiant ma surprise, elle m’a confirmé que je n’avais effectivement rien fait pour me retrouver sur leur liste. J’y ai été ajouté après la publication de mon article 20 compagnies basées au Québec dans le PROFIT 100 au mois de juin dernier 2009.
Une telle démarche d’une entreprise en technologie innovante me surprend. La personne qui m’a placé sur cette liste n’a pas pris une minute pour découvrir les thématiques couvertes par mon blogue ou pour savoir si j’étais intéressé à recevoir leurs communications électroniques. Alors qu’attendait-elle en me plaçant sur la liste. Un article reprenant la nouvelle du communiqué ?
Le comble est que Nstein compte de nombreux journaux parmi ses clients. C’est à croire que la compagnie ne comprend pas ses clients ou que ses clients n’ont pas évolué. Je pense à deux journalistes qui n’auraient pas plus apprécié que moi d’être placés sur une liste de diffusion sans l’avoir demandé quand j’affirme cela.
D’une part, je pense à un journaliste en technologie qui confiait lors d’une conférence à 3e Mardi son faible pour des outils comme Twitter ou Facebook. Ces outils lui permettent en effet de déceler des tendances mais ils lui permettent aussi de ne suivre que les personnes ou les événements qu’il souhaite suivre. Il n’a ainsi qu’à se désabonner en un clic pour flusher une personne. À noter que c’est ce journaliste qui m’a inspiré à accompagner sur Twitter le client dont je parlais dans mon dernier billet (mais c’est un autre journaliste qui a parlé de mon client).
D’autre part, je pense à un journaliste indépendant récemment à l’honneur dans le magazine Le Trente. J’avais déjà vu Nicolas Ritoux à des événements informels à Montréal alors je n’ai pas été surpris de voir l’article démarrer ainsi : En dix ans de pige, Nicolas Ritoux a fait son nid dans le milieu des nouvelles technologies. Son expérience montre que les journalistes à la recherche de scoops ont tout à gagner à se tisser des réseaux de contacts dans un milieu bien circonscrit.
Le Web n’est pas le Far-West. On y est aussi dans un monde où des personnes développent des relations de confiance les unes avec les autres. Alors on y envoie pas de messages non sollicités, qu’on les destines à des blogueurs, à des journalistes ou à des clients potentiels.





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C’est bien mal comprendre les bloggers! Je compatis – je suis moi même sur plusieurs listes de presse après avoir écrit des articles pour CSO et Réseaux&Télécoms, du temps ou ces journeaux existaient, il y & plus de 4 ans… J’ai cessé de répondre “retirez-moi de vos listes” car rien n’y fait.
Les relations de presse se déroulent ainisi depuis des décennies : le communiqué est envoyé à tous, ou à peu près. Un média s’attend donc à recevoir des dizaines de communiqués inutiles pour en dénicher un d’intéressant.
Le bloque, qui est un média, subit la même logique.
Sauf que… le blogue relève habituellement d’une culture web. Et dans le web, envoyer le communiqué à tous équivaut à faire du spam.
C’est un bel exemple de choc culturel.
Merci Cécile et merci Etienne. Vos commentaires confirment qu’envoyer des courriels non sollicités à des blogueurs ou à des journalistes est malheureusement encore une pratique courante, autant au Québec qu’en France. Il faudra visiblement encore beaucoup de Yulbiz et de 3e mardi pour faire basculer les responsables communication/presse de ce monde dans la culture Web