Les limites du système de gestion des publicités sur Facebook m’inspiraient un billet la semaine passée alors que j’y menais une campagne-pilote avec un client dans un marché B2C. Cette semaine, c’est le système DirectAds de LinkedIn qui m’inspire alors que deux limitations m’empêchent d’inviter un client dans un marché B2B à y acquérir du trafic.
LinkedIn est en quelque part pour les professionnels ce que Facebook est pour les particuliers. Nous y sommes aujourd’hui plus de 35 millions de professionnels en Amérique du Nord. Cela fera 2 ans en juillet que LinkedIn a remplacé les publicités de Google par son sytème libre-service maison et l’application mérite encore bien sa mention Beta.
Pas de ciblage des utilisateurs par langue d’utilisation ou par Province
C’est le fun de pouvoir cibler les utilisateurs en fonction de la taille de leur entreprise ou de la fonction qu’ils y occupent. Mais une entreprise québécoise devrait aussi pouvoir choisir de cibler les utilisateurs en fonction de la Province où ils vivent ou de la langue dans laquelle ils utilisent la plate-forme. J’ai ainsi posé la question suivante au service-client de LinkedIn :
I want to use Direct Ads to target Canadians who live in Quebec, or Canadians who are based in Canada and use LinkedIn in French. Can you please let me know whether that is feasible?
Vous comprendrez que la réponse m’a déçu :
I am sorry but we do not currently have an option that would allow for either of those specific targeting options you have noted below.
Pas de gestion des accès par rôle
Puis, sur LinkedIn, comme sur Facebook, celui qui gère les campagnes est celui qui paye :
The ads would have to be set up and paid for under your account in order for you to manage the ads. We cannot just grant access to manage them after they have been set up under a credit card.
Un tel système encourage la mauvaise pratique d’affaires qui consiste à voir une agence refiler un bill unique à son client, sans possibilité pour lui de connaître la part qui couvre les coûts d’acquisition de trafic et la part qui rémunère la gestion de l’agence.
Aux mêmes maux les mêmes remèdes :
Une gestion des accès par rôle permettrait non seulement à une entreprise de s’occuper du paiement des dépenses publicitaires mais aussi de conserver l’historique de ses campagnes le jour où elle change de gestionnaire de campagnes.
Espérons que LinkedIn s’inspirera des systèmes de publicité de Facebook et de Google afin d’offrir une alternative pertinente aux annonceurs évoluant dans des marchés locaux.





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A titre perso, je pense que le ciblage par langue ne les arrange pas pour des raisons de volume principalement. Il s’agit tout de même d’une fonction de base de n’importe quel adserver, se basant sur des données qu’ils possèdent (soit dans les headers avec la langue du fureteur, soit dans le profil utilisateur).
Salut Adrien,
Merci de partager ton expérience sur LinkedIn DirectAds. C’est une régie PPC que j’ai envie d’essayer depuis un certain temps mais c’est vrai que la limitation des critères de ciblage est un gros frein !
Je suis tout à fait d’accord avec Damdam pour dire que tout cela est une question de volume. C’est bien dommage, car par exemple pour mes campagnes internes, je serai prêt à tester avec une cible de quelques centaines de personnes. Alors que j’hésite à en lancer une avec plusieurs milliers, sachant qu’ils ne sont pas qualifiés et que cela risque de m’apporter du trafic (payant) de “touristes”.
J’espère qu’on aura prochainement l’occasion de s’en parler de vive voix.
Julien
@ Damien : Merci pour ton commentaire. Je le comprends mais l’international est tout de même un domaine dans lequel investit LinkedIn depuis quelques années. Je pense notamment à l’accessibilité du site en espagnol, en français, en italien, en allemand et en portugais. De plus, LinkedIn offre, aux États-Unis, le ciblage par État. Ajouter les Provinces pour le Canada ne me semble ainsi pas être une tâche bien compliquée. Non ?
@ Julien : Ton cas illustre bien mes propos. Tu ne lanceras pas de campagnes avec la plate-forme plutôt que de lancer une campagne insuffisamment ciblée. Google avec les publicités sur le réseau de contenu et Facebook avec ses puissantes options de ciblage, démographiques et sociales, l’ont compris. Je suis surpris que LinkedIn soit en retard là-dessus. À suivre.