23 questions à vous poser avant de vous inscrire sur Google+

par Adrien O'Leary le 12/07/2011

dans Réseaux sociaux, Stratégie Internet

ChecklistJe suis un fan fini d’Ardath Albee. Surtout quand on parle de marketing dans un environnement B2B. Le 15 janvier dernier, elle publiait une liste – en 8 axes – des questions auxquelles elle répond avant de s’inscrire sur un – nouveau – réseau social. My Social Media Checklist.

Elle m’a autorisé à traduire librement son billet. Les 23 points ci-dessous en sont ainsi dérivés.

  1. Combien de temps va être nécessaire pour participer? Ai-je assez de temps pour bien le faire?
  2. Si je découvrais que cela me prenait trop de temps, pourrais-je supprimer mon profil?
  3. Ou est-ce que mon profil demeurera abandonné (au risque de me desservir)?
  4. Quelles alertes vais-je recevoir et serai-je capable de les filtrer ou de les paramétrer?
  5. Les conversations sont-elles inspirantes? Ou s’agit-il de spam ou de messages publiés ailleurs?
  6. Vais-je découvrir des idées uniques qui vont développer mes connaissances?
  7. Est-ce difficile de trouver ces informations à valeur ajoutée?
  8. Que vais-je être capable d’améliorer dans mon quotidien en rejoignant cette plate-forme?
  9. En quoi ce que j’ai à offrir va être utile aux participants?
  10. La plate-forme va-t-elle être un levier pour les autres choses que je fais déjà?
  11. Quels objectifs personnels et/ou professionnels ma participation m’aidera à atteindre?
  12. Mes attentes sont-elles réalistes?
  13. Que vais-je avoir à faire pour atteindre ces objectifs?
  14. Quel impact aura ma participation sur mes affaires?
  15. Va-t-elle m’aider à initier des relations? Avec des clients? Des référenceurs? Des fournisseurs?
  16. Les discussions sont-elles des discussions auxquelles je souhaite prendre part?
  17. Y a-t-il de véritables échanges ou est-ce que le monde ne fait que diffuser ses messages?
  18. Quel type de modération et/ou de contrôle offre la plate-forme?
  19. Est-ce que ce sont les mêmes personnes qu’ailleurs qui occupent l’espace?
  20. Ou y a-t-il des personnes que je ne connais pas et/ou avec qui je n’échange pas ailleurs?
  21. Quels changements dois-je accomplir pour participer?
  22. Quelle est la difficulté pour moi pour apprivoiser l’outil afin de savoir en tirer partie?
  23. Sera-t-il nécessaire d’abandonner quelque chose d’autre afin de participer sur cette plate-forme?

Président, directeur du marketing ou travailleur autonome, les questions sont les mêmes. Et je vous invite à y répondre avant de vous inscrire sur Google+ aujourd’hui, sur n’importe quel nouvelle plate-forme demain… ou sur Quora en janvier dernier ;-)

Les plate-formes changent mais, à la fin de la journée, votre temps reste limité. Non?

P.S : Bravo et merci à Ralph Appelt d’Hambourg pour la photo illustrant ce billet.

{ 7 commentaires… lisez-les ci-dessous ou ajoutez-en un }

Olivier Zara July 12, 2011 at 12:38

J’aimerais bien suivre ces conseils mais c’est mon métier de m’inscrire et c’est vrai que parfois on a envie de changer de métier ;-)

Adrien O'Leary July 12, 2011 at 14:34

Olivier, un grand merci pour ce second commentaire sur mon blogue. Et je comprends ta réponse de consultant dont c’est le métier d’évaluer les possibilités offertes par une plate-forme… mais mon billet était davantage écrit pour les chefs d’entreprise ou les travailleurs autonomes qui ne passent pas la majorité de leur temps devant un écran.

P.S : D’autres consultants et gens de Web m’ont fait des commentaires comparables au tien.

Hicham Souilmi July 12, 2011 at 15:25

Merci pour cet excellent billet Adrien.

Ce billet m’interpelle car oui je me suis inscris comme tout le monde pour voir comment cela fonctionne et les mécanismes.
Je passe puis je vois les gens poster pour certains toutes les heures et je me pose la question : travaille t’il, écrives-t’il du contenu … vont ils se créer ou conclure des leads?

Je veux dire même en étant organisé à l’extrême, on ne peut pas être partout et avec la même intensité.

Déjà imaginons que l’on s’investit et que l’on passe du temps par exemple sur Linkedin, Agent Solo …. pour créer des leads 45 minutes par jour en plus de travailler, ou va t’on trouver le temps pour faire du contenu à soir, lire et surtout s’améliorer au niveau technique ou marketing.

# Va-t-elle m’aider à initier des relations? Avec des clients? Des référenceurs? Des fournisseurs?
Je trouve ce point intéressant, que cherche t’on des partenaires, des gens qui vont m’amener des contrats … ?
Google+ est une autre plate-forme vers du outpost ?

En publiant partout même du contenu différent, on se trouve en plus des courriels à faire un support important (Facebook, Google+, LinkedIn, Foursquare, Twitter, un post sur un forum, une newsgroups, un message sur Skype en absence …) …

Adrien O'Leary July 22, 2011 at 21:20

Hicham, merci pour ton commentaire du 12 juillet.

Mel August 2, 2011 at 04:33

C’est pertinent de réfléchir (au moins un peu) avant de s’inscrire sur un (énième) réseau social, en s’appuyant sur ce type de critères objectifs. Cependant, une partie de ces questions me semble ne pouvoir trouver une réponse qu’à l’usage.

PS: Pour l’instant, il me semble avoir surtout vu des articles (souvent dithyrambiques) sur les fonctionnalités proposées ou sur la grande question de savoir si Google+ va détrôner ou non Facebook… Alors merci pour cet article qui change un peu en posant la question du pourquoi.

Micheline Bourque August 9, 2011 at 12:14

Merci pour le billet Adrien. Très intéressant. Je suis en mode observation quant à Google+. Les critiques ont l’air plutôt élogieuses. À leur lecture, la question qui me revient est ‘est-ce que Google+ va me permettre d’atteindre plus d’un objectif présentement répartis sur plus d’une plate-forme compte tenu de son efficacité?’ J’ai aussi très hâte de voir son application dans un contexte d’affaires. À suivre….

Adrien O'Leary August 9, 2011 at 20:00

Micheline, un grand merci pour ton premier commentaire sur mon blogue. Laurent Gloaguen a une opinion fraîche sur le sujet, pas directement dans un contexte d’affaires, mais son opinion reste plus inspirante que les trop nombreux billets – sans saveur – sur le sujet. À lire donc le cercle des lapins crétins et son commentaire du 2 août chez Mario Asselin :

Déjà, il faut préciser que je n’ai jamais été un grand fan de Facebook, entre ses politiques changeantes, les déclarations arrogantes de Zuckerberg, l’interface, etc… Je trouve que c’est une plateforme pour les ados et je ne m’y reconnais pas. Je ne l’utilise guère, sauf quand on m’y interpelle.

Mes deux canaux principaux étaient mon blogue et twitter. Ces deux canaux ne me permettent pas ce que G+ autorise avec une facilité déconcertante, c’est de segmenter l’audience.

Ainsi, une nouvelle locale, genre ponts et chaussées à Montréal, je peux le diffuser seulement à mon cercle “québec” sans fatiguer les autres avec des nouvelles qui ne les concernent peu ou pas. De même façon, je peux partager certaines choses avec des proches sans m’inquiéter de savoir comment les gens pourraient le prendre, genre “on peut rire de tout, mais ça dépend avec qui”.

Donc, je me sens plus de liberté à publier sur G+ que sur Twitter où je ne connais pas 1% de mes 4000 “followers”. Twitter, c’est du broadcast, G+, c’est du ciblé. Et ça vaut également pour mon blogue.

D’autre part, l’interaction est excellente et l’interface, quoique perfectible, est très agréable à utiliser.

Enfin, j’ai été surpris du succès et de l’appropriation de l’outil par certains métiers comme les photographes, l’activité et la qualité des échanges est surprenante. Un outil de “networking” professionnel très prometteur. http://www.group.as/Photographer/

Mais je vois que René LeSage et Michel Monette ont déjà dit ça à leur manière.

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