L’empathie en affaires, c’est une posture. Elle part de soi, elle va vers la personne en face, et elle devient la sienne.
On ne peut pas porter clairement le message de quelqu’un d’autre quand on se vide soi-même. L’empathie, dans ma pratique, commence par moi. Concrètement : je ne prends pas un mandat que je ne peux pas mesurer, parce que travailler à l’aveugle me ronge autant que ça dessert le client. Je tarife mon travail pour qu’il puisse durer, pas pour gagner un contrat aujourd’hui et le regretter dans six mois. Je dis non quand c’est non.
Ces décisions ne sont pas de la dureté.
C’est ce qui me garde présent, lucide et honnête dans la relation.
Je m’appuie sur la Communication Non Violente pour distinguer ce que j’observe de ce que j’interprète, et m’autoriser à dire ma vérité.
Vers l’autre
Pour rendre une offre trouvable, il faut d’abord la comprendre vraiment. Pas la version polie du site Web : la vérité de ce que l’entreprise fait mieux que les autres, et pour qui. C’est pour ça que je tiens un Atelier-Clarté à cadence régulière avec chaque client. Ma posture y est socratique : je pose des questions, je ne dicte pas de réponses. Le client connaît sa différence mieux que moi. Mon travail est de l’aider à la dire clairement, encore et encore à mesure que son entreprise bouge.
Ça devient votre façon d’être
Ce que j’installe ne reste pas un service que je rends de l’extérieur. Après quelques mois, mes clients utilisent la clarté dans leurs propres mots, dans des décisions que je ne pilote pas, dans des conversations où je ne suis pas.
Ils repèrent une offre floue avant que je le signale. Ils portent la grille dans des canaux que je n’opère pas, dans la façon dont ils briefent leur équipe.
C’est le vrai signe que le travail a pris : ce n’est plus ma façon d’être appliquée à votre entreprise, c’est devenu la vôtre.
Ce que je m’applique à moi-même et ce que je vous offre finissent au coeur de votre entreprise, et agissent bien au-delà de ce que je pourrais faire seul.
Se relier à soi pour se relier à l’autre
Pour offrir une présence vraie à l’autre, je me relie à moi. Quand cette présence prend, l’autre se relie à son tour à sa propre entreprise avec plus de clarté qu’avant, et la porte plus loin que je ne l’aurais portée. Soi, l’autre, puis l’autre qui porte à son tour. La boucle se ferme d’elle-même.
Ce que ça donne
Je ne promets pas de résultats que la réalité d’une entreprise ne peut pas porter. Je ne maquille pas une mauvaise semaine. Je ne vends pas du volume pour du volume. Je construis le système d’acquisition le plus honnête possible, parce que c’est le seul qui tient dans le temps.
