120 caractères pour promouvoir votre « marque »

Je vous annonçais en septembre le lancement des rencontres IdentityCampQuébec. La deuxième avait lieu mardi soir à Montréal. J’y ai donné une présentation incitant le monde à représenter ses identités en ligne en-dedans de 120 caractères. Des commentaires pour accompagner les diapositives sont disponibles ci-dessous.


J’ai démarré ma présentation sur un billet de Darren Rowse dans lequel il indique que la page « À propos » est une des pages les plus visitées de son blogue. Cela illustre la curiosité naturelle que nous avons à vouloir en apprendre plus sur les personnes avec lesquelles nous interagissons en ligne. Darren définissait aussi les questions auxquelles il aime qu’une page « À propos » réponde :

  • Blog objectives: Succinctly sum up the point of your blog. What is it about? What will readers gain from it?
  • Introduce Yourself: You probably want to keep your introduction down to a short one – but particularly talk about your experience with the topic you’re writing about. Why should they listen to you? What is your context and background?

Ces questions sont aussi les questions que se posent un capital-risqueur à qui vous demandez un meeting. Il attendra d’ailleurs que votre « pitch » y réponde en-dedans de 30 secondes. Je proposais ensuite avec ma cinquième diapositive d’emmener la page « À propos » et le « elevator pitch » dans un monde où 31 milliards de recherches sont menées chaque mois sur Google.

Un internaute prend aujourd’hui la décision de cliquer ou de ne pas cliquer en se basant sur un nombre de caractères réduit. Or c’est la première étape nécessaire du processus qui amènera potentiellement cette personne à interagir avec vous. Ma septième diapositive montre ainsi comment le titre d’une publicité AdWords contient au maximum 25 caractères, alors que le corps de l’annonce en contient jusqu’à 70. Elle montre aussi que chacune des pages apparaissant dans les résultats d’un engin de recherche est présentée par son titre de 70 caractères et par une description – ou un extrait – d’environ 154 caractères.

J’emmène ensuite les participants sur LinkedIn en se mettant un instant dans la peau d’une entreprise qui cherchait un stratège en marketing à Montréal. On voyait ici aussi une liste de résultats avec des informations courtes qui pousseront l’internaute à cliquer ou à ne pas cliquer. On remarque d’ailleurs là un élément en gras en dessous du nom de chacune des personnes. Il s’agit des titres de leurs profils. À noter que la longueur de ces titres est limitée à 120 caractères.

Convaincre en un nombre restreint de caractères est nécessaire pour engager un internaute qui mène une recherche mais pas seulement. Le titre de votre profil – diapositive 9 – ou la biographie renseignée sur votre micro-blogue – diapositive 10 – vous suivent lorsque vous agissez en ligne.

Ils vous suivent aussi dans les engins de recherche. Les micro-blogues utilisent votre nom comme titre HTML de votre page-profil, et ils utilisent votre biographie – de 140 caractères pour Identi.ca ou de 160 caractères pour Twitter – comme description. À noter que Twitter profite de l’absence de bio sur votre profil pour faire sa publicité dans les résultats d’une recherche sur votre nom.

Ces exemples pratiques ont pour but de montrer comment vous perdez des opportunités en ne vous présentant pas de façon engageante en ligne. Maintenant, la diapositive 13 – empruntée à Sylvain Carle – vous renvoyait une étape en arrière. Il vous faut définir vos identités avant de chercher à vous représenter.

Vous pouvez seulement ensuite travailler sur votre « online pitch » pour donner une bonne impression en-dedans de 120 caractères. Cet exercice demande du travail mais votre « pitch » vous suivra sur les différents profils que vous construisez en ligne.

Les diapositives 15 et 16 présentent les profils LinkedIn de deux américains dont je trouve le titre-pitch engageant.

  • James Chan : Advice U.S. firms on marketing American-made products and professional services to China
  • Todd Cohen : Professional Speaker * Expert at Creating Sales Culture to Produce Profits

La diapositive 17 nous ramène à Montréal. J’y montre comment Mark MacLeod utilise son « pitch » à la fois sur LinkedIn et sur Twitter. C’est une pratique de plus en plus utilisée.

Les diapositives 18 et 19 cherchent à vous rappeler de ne pas oublier vos passions sans rapport avec votre expertise professionnelle. Andrea Demers utilise ainsi une liste de mots clés allant des standards Web à la voile comme biographie sur Twitter.

Pour finir, sur une note décalée, la diapositive 20 vous rappelle d’avoir une photo à jour sur vos profils. C’est en effet dommage de ne pas prendre la chance qu’une personne qui vous suit en ligne ne vous reconnaisse pas lors d’un événement hors-ligne.

Je conclue ensuite la présentation en invitant les participants à connecter avec moi en me trouvant sur Google. Je vous fais remarquer au passage que vous pourriez aussi utiliser votre « pitch » comme description de la page « À propos » de votre blogue.