AdWords : Trois cas dans lesquels on doit augmenter son CTR

Je continue ici un exercice de révision du mini-cours par courriel que j’offrais depuis 2010. AdWords 201. Je continue avec le second des cinq cours. Doublez votre taux de clics. Doublez votre trafic qualifié.

Le taux de clics et le coût par clic réel ont un lien direct. Dans mon mini-cours pour annonceur à peine avancé, j’illustrais comment je payais des clics deux fois moins chers après avoir augmenté significativement le taux de clics d’un groupe d’annonces… et j’invitais le monde à faire de même.

Encore aujourd’hui, à taux de conversion – par impression – équivalent, j’ai tendance à favoriser l’annonce avec le meilleur taux de clics. Ci-après, je décris trois cas dans lesquels un annonceur n’a pas d’autres choix que d’au moins chercher à améliorer son taux de clics (CTR).

Premièrement, il y a le bon vieux cas de l’annonceur dont la limite de budget n’est jamais atteinte.

Il veut acheter davantage de clics et Google lui donne déjà toutes les impressions disponibles. Je pense là à un client rencontré à l’automne 2009, avant l’introduction des taux d’impression dans l’interface AdWords. Le facteur limitant ses performances était simplement le taux de clics. Je ne parle pas d’un taux de clics qui impacte négativement le classement… mais bien d’un taux de clics qui fait que, à la fin de la journée, on n’a pas transformé autant d’impressions que possible en clics. Dans ce cas, en améliorant tout simplement le taux de clics de ses annonces, on réussit à capter une part plus grande des recherches de notre univers lexical.

Pour l’annonceur dont les campagnes étaient déjà rentables, davantage de trafic à coût par clic et à taux de conversion (par clic) inchangés égale plus d’argent à la fin du mois.

Une éventuelle baisse du CPC réel n’étant là qu’un bénéfice collatéral.

Deuxièmement, il y a le cas de l’annonceur dont la limite de budget est atteinte à tous les jours.

Ici, je pense à un client rencontré au printemps 2011, initialement pour une mini planification stratégique. Cela donne qu’il annonçait sur AdWords. Plus de la moitié de ses ventes vient de là mais, à ce moment là, il ne le sait pas et il limite donc son budget à 2 000 dollars par mois. En soulevant le capot deux minutes, on découvre un taux d’impression limité par le budget.

En plus de mettre en place un bon outil d’analyse des performances Web, l’axe pour obtenir des résultats était ici aussi d’améliorer les taux de clics. Pour acheter davantage de trafic, OUI, mais surtout pour acheter chaque clic deux fois moins cher.

Dans ce cas-là, à taux de conversion – par clic – inchangé et avec un CTR doublé sur la recherche Google, l’annonceur réussit – avec une bonne gestion des enchères –  à voir :

  • son coût par clic baisser de moitié,
  • son trafic AdWords doubler (à budget constant),
  • ses ventes générées par AdWords doubler.

Troisièmement, il y a le cas de l’annonceur dont les impressions sont limitées par le classement. Cela malgré des enchères généreuses. Plusieurs cas de clients me viennent en tête. Souvent des cas de marchés où les annonceurs en haut de la page payent une dizaine de dollars par clic.

Ici, tu n’a pas le choix que d’avoir des enchères agressives pour acheter le droit à tes annonces d’être montrées… et, une impression à la fois, tu espères prouver à Google que tu fais mieux (en terme de taux de clics) qu’un compétiteur quand il sort à la même position que toi.

Je ne partage pas de chiffres pour ce cas. En effet, je vois souvent des annonceurs qui souffrent à la fois d’un taux de conversion – par clic – trop faible ET d’un taux d’impressions perdues – à cause du classement – trop élevé. Pour ces annonceurs, si on ne travaille pas sur une meilleure conversion du trafic en dollars, l’amélioration du CTR – seule – n’est pas suffisante pour avoir des résultats.