AdWords : Quid de la rémunération à la performance?

Le sujet de la rémunération du spécialiste AdWords mérite (au moins) un second article (dans cette série initiale de 30 articles). Que cela vous ait déjà traversé l’esprit ou non, il y a un moment où tout annonceur se dit que son partenaire Google devrait être payé à la performance.

D’où la question du jour (suite au billet d’hier) :

AdWords : Quid de la rémunération à la performance?

Sur ce sujet, en 2009, j’écrivais déjà ceci :

Un client m’a déjà indiqué son souhait à moyen terme d’aller vers une rémunération hybride avant d’avoir une rémunération basée seulement sur le nombre et/ou sur le coût de(s) conversions. J’explorerai donc cette voie avec lui.

Et devinez quoi. À date, je ne suis jamais parvenu à une telle entente.

Pourquoi?

Mes clients potentiels ont trop rarement les bons dispositifs de mesure au moment où ils entrent en relation avec moi. Dans un tel contexte, je n’ai ainsi pas le choix que d’exiger une rémunération qui est fonction des budgets investis au moins pour les trois premiers mois de gestion.

Que se passe-t-il ensuite?

Le client se rend compte que :

  1. Mes honoraires ne représentent qu’une toute petite partie du coût des clics achetés à Bing, Facebook ou Google.
  2. Le coût des clics achetés représente parfois aussi peu que 3 ou 4 % des ventes générées par Google AdWords.

À ce moment-là, le commerçant ne parle plus de paiement à la performance, car un pourcent des ventes ou 10 % des profits (générés par AdWords) représentent alors une somme bien plus élevée que le montant de ma facture (calculé en fonction du budget sous gestion pour les liens sponsorisés).

Cela veut-il dire que je ne voudrai jamais être payé à la performance?

Non. Mais le défi est réel.

Même quand on vend en ligne, et que l’on peut se contenter des conversions rapportées par Google base de calcul, les options sont nombreuses :

  • Autorise-t-on le partenaire Google à enchérir sur la marque du client?
  • Est-ce que, comme chez Ad’s up, la rémunération est fonction de la sur-performance générée par l’optimisation effectuée par le partenaire Google (par rapport à une période de référence)?
  • Ou est-ce que, comme avec David Rothwell, la rémunération est purement fonction du nombre de conversions rapportées par Google AdWords?

Encore là :

  • Donne-t-on la même commission au spécialiste AdWords quand certaines ventes attribuées à AdWords sont faites par des clients existants?
  • Quid des conversions indirectes?

Enfin. Vous imaginez bien que le tout se complique quand la transaction ne se passe pas en ligne mais au téléphone :

  1. Tous les « leads » ne naissent pas égaux et on ne va pas baser la rémunération du gestionnaire simplement sur un nombre de formulaires remplis (ou d’appels générés).
  2. Quand on sait que l’on peut parfois doubler le montant des dollars générés par AdWords sans toucher au compte AdWords (ou aux landing-pages), va-t-on accepter de voir la rémunération du gestionnaire doubler pour des résultats obtenus en travaillant « à l’extérieur » de votre compte?

La dernière liste de points, comme les deux précédentes est non-exhaustive.

Si le sujet vous passionne, je vous recommande l’article (de + de 4 000 mots) de Brad Geddes : PPC Management Options – Are Your Fees Inline With The Advertiser’s Goals? Il date de 2008 mais il reste parfaitement d’actualité.

Et, comme hier, je conclus en renouvelant ce conseil d’il y a quatre jours :

Ainsi, avant d’embaucher votre nouveau partenaire Google, assurez-vous que tout soit clair. Faites spécifier ce qui est compris et ce qui ne l’est pas, sans oublier ce qui a trait aux paiements ou à l’évolution des honoraires dans le temps (que cette dernière soit liée ou non à l’évolution du budget géré).

Questions et commentaires sont bienvenus dans les commentaires.

Au plaisir,

Adrien O’Leary

Cet article fait partie du Guide « Choisir le bon partenaire Google » :

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