Et la rémunération du spécialiste AdWords dans tout ça?

Vingtième jour de la série. Jasons enfin de rémunération :

La rémunération du spécialiste AdWords dans tout ça?

En 2009, j’écrivais ainsi (à propos d’un client potentiel) :

Mon interlocutrice me confie alors qu’elle a appelé d’autres compagnies qui fonctionnent avec une commission de 15 % du montant des campagnes. J’avais entendu parler de cette pratique. Mais, comme conseiller Web ne venant pas du monde des agences, je suis surpris qu’un client paye un service en fonction des dollars dépensés pour acheter des clics ou des impressions. Peut-on encore conseiller à un client des actions qui diminueront les budgets investis sur une campagne si cela réduit notre commission à la fin du mois?

En réponse à un commentaire de Sylvain Grand’Maison, je renchérissais :

Mais je ne comprends pas cette façon de faire pour la gestion de campagnes PPC car une augmentation du taux de clic et ainsi une baisse du coût par clic moyen peuvent entraîner une baisse du budget d’une campagne AdWords. Et je ne suis pas sûr qu’un conseiller soit aussi déterminé à améliorer les campagnes d’un de ses clients si cela fait baisser son chèque à la fin du mois.

Cela me fait sourire de relire ce billet, car j’ai fait du millage sur ce sujet.

Autant je fonctionne (encore) avec une facturation au temps passé avec les clients qui ont démarré avant le 30 juin 2012, autant mes honoraires sont fonction du budget investi (depuis la fête du Canada 2012).

Et je suis bien d’accord avec ce que Éric Paquet avançait (aussi en 2009) :

La façon dont je le vois, tout est interrelié. Si j’améliore le taux de conversion d’un client tout en réussissant à baisser son coût pour chaque conversion, il risque fort bien d’être satisfait et de me dire : « Tu sais, AdWords ça fonctionne bien et je veux doubler mon budget mensuel ». Tant que le profit qu’il fait pour chaque conversion est supérieur au coût de conversion, il a tout intérêt à augmenter son budget (à moins qu’il n’ait pas assez de personnel en place pour traiter la demande). Donc oui, ma rémunération augmente car le budget augmente… mais, à la source, ça provient de bonnes performances au niveau des conversions.

Je dis cela mais la question de la facturation reste un défi pour moi.

Une raison de ne plus offrir la facturation au temps passé à mes nouveaux clients est l’envie de permettre à mes clients d’anticiper le montant de mes factures. En fonctionnant à la commission, mon client ne doit plus se demander si l’appel qu’il est en train d’avoir avec moi lui sera facturé.

En même temps que je dis cela, je ne cacherai pas que des situations vécues avec différents clients me donnent à réfléchir :

  1. D’un côté, un client à la commission vit des changements imposés par l’association à laquelle il appartient et nous travaillons fort sur la révision de ses landing-pages. Landing-pages dont la conception initiale avait été facturée à part (mais pas les ajustements au fil de l’eau).
  2. De l’autre côté, un client facturé au temps passé voit des nouveaux joueurs entrer dans son marché (possiblement avec des fonds dont l’origine est douteuse) et la hausse des coûts par clic que nous subissons nous force à réviser notre USP (ainsi que nos landing-pages et notre approche).

Le premier client voit sa facture inchangée (alors que mon taux horaire réel est en chute libre avec lui) et le second client voit sa facture progresser (alors que nos résultats sont temporairement moins bons que ce qu’ils ont déjà été).

Alors. Est-ce que je vais revenir en arrière?

Non.

Mais cela illustre bien le pourquoi de ce que je décrivais ainsi il y a trois jours :

Ainsi, avant d’embaucher votre nouveau partenaire Google, assurez-vous que tout soit clair. Faites spécifier ce qui est compris et ce qui ne l’est pas, sans oublier ce qui a trait aux paiements ou à l’évolution des honoraires dans le temps (que cette dernière soit liée ou non à l’évolution du budget géré).

Questions et commentaires sont bienvenus dans les commentaires.

Au plaisir,

Adrien O’Leary

Cet article fait partie du Guide « Choisir le bon partenaire Google » :

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